Voilà une date des plus particulière, une date assez spéciale, du moins qui l’est pour tous les enfants de France, en Métropole ainsi qu’en Outre-Mer. Mais cette date concerne aussi les enfants d’au-delà de nos frontières.

Le 20 Novembre 1989, la majorité des pays se sont mis d’accord et ont ratifiés une convention internationale des droits de l’enfant. Notre convention. Votre convention. Cette année ce sont ses 30 ans.

C’est la première fois dans l’histoire que les adultes déclarent clairement que nous, enfants, sommes des personnes qu’il faut protéger, respecter, qu’il faut aider quoiqu’il arrive à vivre heureux et à grandir dans les meilleures conditions.

Nous pouvons croire qu’après 30 ans, chacun de vos droits sont respectés ? Ce serait bien trop utopique, et malgré encore certaines lacunes, en France mais au-delà des frontières, nous avons tous ici cette chance, enfants placés ou non, d’être protégé par cette convention.

Alors j’aimerai vous partager ces quelques mots qui me tienne à cœur. En effet, je parlerais ici de temps en temps à la première personne car j’ai eu l’occasion de passer 2 jours au Défenseur des Droits en tant que membre du Comité Consultatif auprès de Mr Toubon, Défenseur des droits et de Mme Avenard, Défenseure des enfants, et à l’UNESCO pour les 30 ans de la Convention.

Cette année, Mme Avenard souhaitais que les enfants et jeunes soient consultés sur leurs droits et revendications, c’est là que le Comité Consultatif, nous sommes 10 jeunes engagés dans plusieurs associations, rentre en jeu. Le travail était d’impliquer les enfants pour retranscrire cette consultation le 19 et 20 Novembre à l’UNESCO. Ces deux jours n’étant pas destinés à laisser les adultes parler, mais inverser les rôles, et laisser les enfants de chaque coin du monde, d’origine différentes et chacun avec son histoire et son aventure propre à lui, s’exprimer.

Le séjour à commencer le 19 Novembre après midi avec les paroles de bienvenue de Geneviève Avenard ainsi que par une activité brise-glace pour les enfants présents.

A la suite, des ateliers sont mis en place et animés par les JADE qui sont les Jeunes Ambassadeurs des Droits des Enfants. Des ateliers théâtres, des activités de groupe et un entrainement de prise de parole en public pour préparer une dizaine de jeunes à prendre la parole le lendemain à l’UNESCO.

Le 20 Novembre est la date que chaque enfant devrait retenir, c’est la concrétisation d’une année de consultation.

La journée à commencer avec l’accueil de Mme Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO et Mr Jacques Toubon. Viens ensuite le discours du Président de la République Emmanuel Macron.

Les thèmes abordés durant la matinée sont le droit à la participation, le droit à l’éducation, le droit d’être protégé contre toute forme de discrimination et le droit à la protection contre toute forme de violence.

Au-delà de ces deux jours, tu ne dois pas oublier que tu as des droits, tu es libre de disposer de ta personne, d’être respecté et plus important d’être entendu.

C’est ce que « De la convention aux actes » voulait transmettre lors d’une soirée au théâtre du Merveilleux à Bercy le soir du 20 Novembre. « De la convention aux actes » est une association de plusieurs associations regroupant par exemple SOS Villages d’Enfant, l’ANCEJ, les Apprentis d’Auteuil, et bien d’autres associations tout aussi engagées.

Le bonheur et l’épanouissement d’un enfant est primordial à son développement, à son aventure, ses aventures.

Courir parce que tu es en bonne santé, jouer parce que tu n’es pas obligé d’aller travailler, manger parce que la nourriture est abondante, apprendre parce que tu as la chance d’aller à l’école et de pouvoir t’instruire. Tout cela nous semble si naturel, adulte ou enfant. Pourtant nous n’avons pas toujours eu ces droits, il aura fallu du temps pour, peu à peu, déclarer les hommes libres et égaux dès leur naissance, affranchir l’enfant du travail ou encore rendre l’école accessible.

Encore en France, ces droits ne sont pas tous respectés.

Je te parle ici de choses matérielles, mais un enfant, au-delà de ça, a besoin d’amour, d’affection, de tendresse et de réconfort. Il ne faut pas oublier que quelque chose au fond de lui est brisé.

En général dans le monde, quand un enfant a peur, quand un enfant a mal, quand un enfant a faim ou froid, il appelle ses parents, il crie « maman, papa, protéger-moi, bercez-moi, consolez-moi ». Il montre des signes car il sait que quelqu’un lui répondra.

Des millions de voix retentissent chaque jour et des millions de parents peuvent répondre.

Mais pas pour tout le monde… Certains diront « la faute à pas de chance » mais si l’on ne fait rien pour eux, ce sera notre faute.

Une main tendue, un sourire, un regard bienveillant ne remplacera jamais l’amour d’une mère ou d’un père, mais pourra permettre d’espérer que ça aille mieux demain.

Alors au fond de moi je me laisse croire que le plus beau est à venir, que nous sommes en mesure de donner un toit à cet enfant, de lui redonner cette chance que le temps lui a arraché, de lui transmettre ces empreintes posées par un cœur rempli d’amour.

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